Etang
les poissons d’étang
c’est la période optimale pour manipuler et transporter ces poissons, leur acclimatation sera idéale.
Vous pouvez nous contacter pour définir un repeuplement équilibré
Remarque : nous n’expédions pas des poissons d’étang par transporteur.
Les fiches sur les poissons d’étang
TARIFS DES POISSONS D’ETANG
Nous commercialisons les espèces suivantes :
La carpe, la tanche, le gardon, le brochet, le sandre, la perche, le goujon et le black bass.
Les poissons d’étang sont disponibles de novembre à février dans la limite des stocks.
Toutes ces espèces sont manipulables et transportables dans des conditions idéales en période froide.
C’est ainsi que, brochet, sandre et black bass de 1 été sont vendus à l’unité. Ils sont nés au printemps et n’ont pas encore 1 an.
Ensuite, les poissons de 2 étés et + sont vendus au kg.
Cliquer ci-dessous pour prendre connaissance des tarifs des poissons d’étang (prix départ de la pisciculture).
Remarque : nous n’expédions pas des poissons d’étang par transporteur.
Grâce au gonflage des sacs à l’oxygène, vous aurez une autonomie de plus de 12 heures pour vous rendre à votre étang.
A l’arrivée, il vous suffira de laisser tremper ces sacs entre 10 minutes et une heure pour éviter tout choc thermique.
C’est pour cela, un petit conseil :
téléphonez avant de venir chercher les poissons pour vous assurer de leurs disponibilités.
Les stocks étant variables d’une journée à l’autre.
Pour terminer, vous pouvez nous contacter pour définir un repeuplement équilibré.
Transport de vos poissons
TRANSPORT DE VOS POISSONS DE LA PISCICULTURE A VOTRE DOMICILE
Les poissons mis en sac gonflé avec de l’oxygène pourront voyager plus de 12 heures dans de bonnes conditions.
Une acclimatation avant la mise dans votre bassin sera nécessaire. Ses informations vous seront communiquées lors de votre visite à la pisciculture de Missillac.
LE GARDON
LE GARDON
Nom scientifique : Rutilus rutilus (Linné, 1758)
Classe : Poissons
Famille : Cyprinidés
Dénomination : Gardon blanc, vangeron, blanchet, échatout, roche etc..
Description
Le corps est élancé. La nageoire dorsale est à l’aplomb des pelviennes à la différence du rotengle (voir fiche rotengle). Les nageoires pelviennes et l’anale sont d’une teinte rouge brique peu marquée. Ce petit cyprinidé argenté a le dos vert foncé avec un éclat bleuté, les flancs gris argentés aux reflets jaunes et le ventre légèrement rosé. Les yeux sont rougeâtres.
La bouche, étroite et terminale, est munie de 5 à 6 dents pharyngiennes disposées en une seule rangée. Chez les mâles, en période de frai, des tubercules coniques (boutons de noces) sont présents sur tout le corps, surtout sur la partie antérieure.
Habitat et comportement
Il est eurytherme (tolérance température) et euryhalin (tolérance salinité) et se rencontre même dans les estuaires et quelques mers intérieurs.
Grégaires, les gardons vivent en bancs, les jeunes près des berges et les adultes plus au large.
Ils fréquentent de préférence les eaux faiblement courantes ou stagnantes et se plaisent dans les eaux riches en végétation immergée.
Régime alimentaire
Poisson omnivore, le gardon consomme aussi bien des proies animales (larves d’insectes, mollusques) que végétales (algues filamenteuses, débris) mais aussi le planton en général. Il peut consommer aussi certaines espèces de cyanobactéries (exemple Aphanizoménon). A noter qu’il accepte une alimentation artificielle même au stade alevin.
Reproduction
Cette espèce est mature vers l’âge de 2-3 ans. Elle se reproduit entre avril et juin quand la température de l’eau dépasse les 10°C. Le frai est collectif. La fécondité relative est de 200 000 à 300 000 œufs.
La femelle pond dans la végétation sur les berges et sur les graviers, racines etc… En fonction de la température de l’eau, les alevins apparaissent au bout de 5 à 10 jours.
Le gardon peut s’hybrider avec d’autres espèces de cyprinidés comme la brème, le rotengle (voir fiche Rotengle) et secondairement avec le chevaine, l’ablette et le hotu.
LA TANCHE
LA TANCHE
Nom scientifique : Tinca tinca (Linné, 1758)
Classe : Poissons
Famille : Cyprinidés
Dénomination : Tinque, tinche, tanque, tiche, tanca, tenco,
Description
Son corps est épais, massif et légèrement bombé sur le dos. C’est un poisson présentant une coloration typique à reflets plus ou moins irisés. Le dos est vert bronze avec des reflets jaune or, les flancs cuivrés et le ventre à dominante jaune. Ses écailles sont très petites et sont dissimulées derrière du mucus. Les nageoires dorsales et ventrales sont arrondies en éventail.
Sa bouche aux lèvres charnues possède deux barbillons. Les yeux sont de couleur iris orangée virant parfois au rouge.
Habitat et comportement
La tanche fréquente les cours d’eau lents, les mares et les étangs peu profonds à végétation abondante.
Ce poisson de fond non territorial se déplace surtout quand les eaux sont chaudes et cesse toute activité si l’eau descend en dessous de 10°C. Ce sont des poissons peu exigeant en oxygène. Dès les premiers froids, ces cyprinidés se réfugient dans la vase.
Régime alimentaire
L’alevin commence par se nourrir du contenu de sa vésicule vitelline puis, lorsque celle-ci est résorbée, il s’alimente de plancton trouvé dans la vase laquelle lui sert aussi de refuge contre les prédateurs.
La tanche est omnivore.
Poisson solitaire, la tanche vit toujours près des fonds vaseux et se nourrie essentiellement d’invertébrés en fouillant la vase notamment des larves d’insectes (moustiques), de mollusques (limnées), de vers, de crustacés (daphnies). Elle se nourrit aussi de pousses et de débris de végétaux. Elle n’entre pas en concurrence avec la Carpe Miroir consommant des proies plus petites et fouillant plus profondément dans la vase.
Reproduction
La tanche atteint sa maturité sexuelle vers trois à quatre ans. Un dimorphisme sexuel apparaît progressivement avec en particulier la nageoire pelvienne du mâle qui s’étend jusqu’au-delà de l’anus. La ponte a lieu de mai à juillet souvent échelonnée dans des eaux relativement chaudes vers 20-24°C. La femelle dépose en plusieurs fois environ 300 000 à 500 000 œufs de 1 millimètre de diamètre qui adhèrent sur les plantes immergées pendant toute la phase d’incubation (de 3 à 8 jours selon la température de l’eau). Les alevins mesurent 4 mm à l’éclosion et craignent la lumière.
Malheureusement, la réussite des reproductions n’est pas régulière.
LE BROCHET
LE BROCHET
Nom scientifique : Esox lucius (Linné, 1758)
Classe : Poissons
Famille : Esocidés
Dénomination : Bec, bec de cannard, becquet, brouchet, grandgousier
Description
Le brochet est caractérisé par un corps allongé et fusiforme, une nageoire dorsale unique très reculée et opposée à l’anale, un museau large et aplati (en bec de canard), une mandibule plus longue que la mâchoire supérieure, des dents (700) implantées sur le vomer, la langue, les palatins et les intermaxillaires.
Le jeune brochet présente sur les flancs des rayures obliques sur fond sombre qui, avec l’âge, se transforment en tâches oblongues et alignées longitudinalement.
La variabilité de l’espèce tient surtout aux colorations dépendant du milieu : le brochet est jaunâtre en eau saumâtre, verdâtre dans les lacs riches en végétation et presque noir en étangs très vaseux.
Une taille de 20 à 30 cm est couramment atteinte en un an. Les plus gros sujet peuvent atteindre 1,5 mètre pour 35 kilos.
Habitat et comportement
Le brochet est une espèce limnophile recherchant des habitats à bonne transparence et à couvert végétal dense.
On peut le rencontrer en rivière à salmonidés, dans les bras morts des cours moyens des fleuves, dans les lacs et les étangs.
Régime alimentaire
Adulte, il se nourrit de poissons vivants et peut devenir cannibale lorsque les proies se font rares.
Les alevins de plusieurs semaines possèdent une alimentation constituée essentiellement de larves d’insectes et de zooplancton.
Au bout de quelques semaines à la taille de 20-30 mm, ils deviennent rapidement ichtyophages. La croissance est rapide mais dépend de la disponibilité en nourriture. Le brochet peut absorber des proies représentant près de 50% de son poids.
Chez la taille adulte, certaines populations de brochets peuvent se nourrir en grande partie de leur propre production. Un certain opportunisme peut être observé par la consommation de grenouilles, d’écrevisses et de jeunes canards. Le principal compétiteur est le sandre. Ils ont un régime alimentaire similaire, mais ils n’exploitent
pas tout à fait les mêmes habitats : le brochet se cantonnant préférentiellement dans des eaux moins profondes que le sandre.
Reproduction
La maturité sexuelle apparaît vers deux étés voire un été pour les mâles et 3 étés pour les femelles.
Le brochet se reproduit de février à avril en fonction des latitudes (température 8-10° C).
La ponte est déposée dans des endroits peu profonds riches en végétation. Les prairies inondées (plus de 4 semaines) sont un lieu privilégié de frai. La ponte est fractionnée sur 2 à 5 jours.
La fécondité varie de 30000 à 45 000 ovocytes par kilo. L’incubation dure environ 10 à 30 jours.
A la suite de l’éclosion, les larves se fixent aux plantes aquatiques grâce à des glandes céphaliques et se nourrissent de leur sac vitellin.
Quelques jours plus tard, les alevins mangent des invertébrés ainsi que d’autres alevins.
LE BLACK-BASS
LE BLACK-BASS
Nom scientifique :Micropterus salmoides (Lacépède, 1802)
Classe : Poissons
Famille : Centrarchidés
Dénomination :
Blackbass, achigan, perche truite, perche
noire, perche d’Amérique, perche à grande bouche
Description
Le corps est trapu, allongé et modérément comprimé latéralement. La tête, massive, est pourvue de grands yeux et se termine par une bouche large et oblique capable d’appréhender des proies volumineuses.
L’opercule triangulaire est recouvert d’écailles. La nageoire dorsale est échancrée. Le dos est vert bronzé foncé et les flancs jaunes d’or à verts argentés avec une succession de larges taches à contours irréguliers depuis l’avant de l’œil jusqu’à la naissance
de la queue.
Le ventre est blanchâtre. Il peut atteindre en France 40 à 70 cm pour 3 à 4 kg maximum. Sa durée de vie est de 6-8 ans même si des individus de 15 ans ont été signalés.
Habitat et comportement
Ce poisson, qui n’aime pas les eaux courantes, réside de préférence dans les étangs, les lacs,
les réservoirs et les cours d’eaux lents. Il peut se rencontrer jusqu’à 6 mètres de profondeur.
Il vit de préférence dans les herbes et les branches immergées, près de la surface, choisissant les eaux ou la température est chaude en été et
tempérée en hiver. C’est un poisson eurytherme (5-6°C à 28-30°C) mais son
optimum thermique de croissance est d’environ 25°C. En zone tempérée, la
croissance est saisonnière et présente une période d’arrêt de la mi-novembre à la mi-avril.
Régime alimentaire
Les juvéniles se nourrissent essentiellement de plancton et deviennent ichtyophages rapidement.
A l’état adulte, le black-bass devient un carnassier vorace omnivore susceptible de consommer des insectes, des écrevisses, des poissons (25 à 50% de son régime) et des batraciens.
Il peut aussi présenter un cannibalisme surtout au stade juvénile. Ce redoutable prédateur chasse le jour. Il ne se nourrit plus quand l’eau descend en dessous de 5-7°C à l’inverse du brochet ou du sandre.
La croissance est rapide au début et plus lente par la suite.
Reproduction
Le black-bass atteint sa maturité sexuelle entre 2 et 3 ans. A la fin du printemps, dès que la température de l’eau atteint 16 à 18°C, les black-bass se reproduisent. Mais si les conditions thermiques ne sont pas favorables, la ponte peut être entravée. Le mâle dégage, dans du sable ou du gravier, un « nid » pour servir de frayère, dont il assure ensuite la surveillance. Une femelle pond de 3 000 à 6 000 œufs en France et plusieurs femelles peuvent pondre dans un même nid. Le mâle féconde immédiatement les œufs. Il les ventile pendant la période d’incubation qui durera environ 3 à 5 jours dans une eau à 20°C. Il fera de même avec les alevins pendant une période de 2 à 3 semaines environ.
LE SANDRE
LE SANDRE
Nom scientifique : Stizostedion lucioperca (Linné, 1758)
Classe : Poissons
Famille : Percidés
Dénomination : Sandra, sandat, brochet-perche, perchebrochet, fogasch
Description
La tête est allongée. Le corps élancé, cylindrique est légèrement bombé derrière la tête. La langue est lisse et il existe deux sortes de dents les plus grandes formant de fortes canines. Les deux nageoires dorsales sont séparées par un petit intervalle. La nageoire caudale est large et
échancrée permettant au sandre de se déplacer rapidement. La coloration est gris verdâtre sur le dos et les flancs sont clairs avec des bandes verticales foncées. Le ventre est blanc jaunâtre.
Habitat et comportement
Ce poisson grégaire est aussi bien représenté dans les lacs, les étangs, les milieux à faibles courants et les eaux saumâtres (12 g/l). Il a une
activité nocturne ou crépusculaire avec une vision bien adaptée aux faibles intensités lumineuses et aux eaux turbides. Ce prédateur plutôt nocturne chasse en bandes sur de longues distances.
Régime alimentaire
Le sandre est un carnassier très vorace. Alevin, il se nourrit successivement de crustacés planctoniques puis de larves d’insectes capturées près du fond. Il se nourrit de poissons entre 10 et 25 mm en fonction de la disponibilité des proies. Il devient exclusivement piscivore vers 10 cm. La croissance est rapide et le sandre peut atteindre 15 cm la première année pour 50 g
et 25 cm à 2 ans pour 100 g. La croissance des femelles est plus importante que celle des mâles. A l’âge adulte, il chasse surtout les poissons de petite taille (ablettes, rotengles, gardons, jeunes perches, jeunes brochets). En effet, la bouche terminale est petite ce qui ne lui permet pas d’ingurgiter des poissons de grandes tailles. Le sandre ne peut qu’absorber des proies ne dépassant pas 10 à 15% de son poids. Il blesse d’un coup de gueule puis ingurgite dans un second passage.
Reproduction
Le sandre est mature vers 3-4 ans exceptionnellement à partir de 2 ans ce qui correspond à
une taille supérieure à 30 cm. La période de reproduction est comprise entre avril et août dès
que la température de l’eau dépasse les 14-16°C. Les sandres fraient par couple.
La fécondité est élevée avec une ponte d’environ 200 000 œufs par kg de femelle. La ponte est réalisée en général en profondeur (dans les lacs jusqu’à 17 mètres) sur des racines de plantes et d’arbres ou sur des pierres et des graviers. Le mâle prépare un nid (1 m2 ) puis garde les œufs en les oxygénant par des mouvements de nageoires. La température d’incubation doit être comprise
entre 12 et 24°C avec une eau oxygénée (>4,5 ppm) et une salinité quasi nulle (< 2-3 g/l).
L’éclosion intervient après 5 à 10 jours. Les larves de 3,5 à 5,5 mm qui se nourrissent de leurs
poches vitellines sont déjà actives et phototropes (croissance orientée par la lumière).
Les conditions climatiques jouent un rôle important dans cette reproduction. Ainsi, des hivers
doux (température de l’eau > à 10°C) semblent réduire la fécondité des femelles. De la même
façon, une chute brutale de température pendant ou peu avant la période de reproduction
bloque la maturation des femelles de manière quasi-irréversible (pour l’année).
LA CARPE
LA CARPE COMMUNE
Nom scientifique : Cyprinus carpio (Linné, 1758)
Classe : Poissons
Famille : Cyprinidés
Dénomination : Carpeau, carnaucier, grosse feuille,feuille ou seillée (carpe d’1 été), nourrain ou pénerd (carpesde 3 étés), kerpen.
Description
A partir de la souche originelle sauvage, différentes variétés ont été sélectionnées en Europe centrale au cours du 19e siècle sur des critères de vitesse de croissance et de conformation du corps en particulier pour le filetage. Les 3 variétés principalement présentent dans l’ouest de la France sont la commune, la miroir, la cuir
Habitat et comportement
La carpe commune est un poisson typique des cours inférieurs et des milieux lentiques (étangs, bras morts, prairies inondées …). Elle se rencontre également dans les milieux saumâtres (<10g/l de sel) où elle peut effectuer son cycle biologique. Elle se complaît dans les milieux vaseux où la végétation est dense. Elle supporte de faibles concentrations d’oxygène dissous (jusqu’à 0,5 ppm) et préfère les eaux relativement chaudes (entre 15 et 25°C). C’est un poisson grégaire qui s’isole avec l’âge.
Régime alimentaire
La carpe commune est omnivore, planctonophage et benthophage à prédominance carnivore (larves d’insectes, mollusques, crustacés, vers…). Elle ne dédaigne pas les algues, les frais de poissons et les graines.
Les grosses carpes recherchent même des petits poissons, des écrevisses et des moules d’eau dont elles brisent la coquille avec leurs dents pharyngiennes.
La nourriture varie en fonction de l’âge, des saisons et des habitats.
Reproduction
Les carpes communes deviennent mâtures à partir de 2 ans pour les mâles et de 3 ans pour les
femelles. La reproduction naturelle est assez tardive, entre mai et août dans nos régions, car
elle nécessite une température de l’eau supérieure à 18°C. La reproduction des carpes donne
lieu à des manifestations bruyantes.
Le frai se déroule à l’aube, en eau peu profonde et de préférence dans les prairies inondées si elles sont accessibles.
Chaque femelle pond, parfois en plusieurs fois, entre 80 000 et 120 000 œufs par kg. Ces œufs, de 1,5 mm de diamètre, adhèrent à la végétation immergée.
L’incubation dure 5 jours à 20°C. Les alevins, qui mesurent de 5 à 6 mm à l’éclosion, ne se détachent de leur support qu’au bout de 2 à 3 jours. Après la résorption de leur réserve vitelline, les premières proies ingérées sont généralement des rotifères et des microalgues.
LA PERCHE
LA PERCHE
Nom scientifique : Perca fluviatilis (Linné, 1758)
Classe : Poissons
Famille : Percidés
Dénomination : Perco, perchot, percheaude,
perchat, pierche, boyat, perchette, hurlin.
Description
Ce poisson possède un corps allongé se renflant dans la partie antérieure au niveau de la nageoire dorsale.
Avec l’âge, les poissons, d’abord fuselés, deviennent plus trapus, la partie dorsale s’épaississant.
Les deux nageoires dorsales sont juxtaposées. La postérieure se prolonge loin en arrière jusqu’au niveau de la nageoire anale.
L’opercule a une forte épine sur son bord extérieur. La bouche, dépourvue de canines, présente de petites dents uniformes sur
les deux mâchoires.
Le corps est couvert d’écailles, le rendant râpeux au toucher. Le dos est d’un vert plus ou moins foncé se fondant progressivement vers un ventre gris blanchâtre.
Cinq à sept bandes verticales vertes noirâtres strient la robe à partir du dos. Les nageoires pelviennes, anales et parfois caudales sont rouge oranges. Il n’y a pas de caractères sexuels visibles.
Habitat et comportement
La perche vit jusqu’à 1 000 mètres d’altitude dans toutes les eaux libres ou stagnantes. Elle peut coloniser même l’amont des cours d’eau. La qualité de l’eau doit être bonne avec des conditions limites pour la survie fixées à 10 g/l pour la salinité, 1,1 à 1,3 ppm à 16°C et 2,2
ppm à 20-25 °C pour l’oxygène dissous et enfin à 31°C pour la température.
C’est un poisson grégaire qui a une activité diurne (aucune activité la nuit) et qui chasse en bandes dès le lever du jour. Seuls, les poissons de grandes tailles sont solitaires.
Régime alimentaire
Les perches sont des chasseurs visuels opportunistes. Les larves se nourrissent au bout de quelques jours, alors que le sac vitellin n’est pas encore totalement résorbé. Au début, les jeunes alevins ne mangent que du zooplancton (rotifères puis daphnies, copépodes). Le cannibalisme est très fréquent chez les perches. Il apparaît chez les juvéniles dès 2,5 cm. Mais
ce sont surtout les adultes qui exercent une forte prédation sur leur descendance.
Reproduction
Les sujets mâles ont une maturité sexuelle dès la fin de la première année. Les femelles ne
sont mâtures qu’à l’âge de 2 ans. Même si la reproduction a lieu au printemps à partir d’avril
jusqu’à la mi juin, la maturation des gonades aura commencé dès l’automne précédent avec
comme conséquence une grande consommation énergétique en hiver et des mortalités
importantes si ces besoins ne sont pas couverts.
La photopériode et l’accroissement des températures (10°C) sont les déclencheurs de la
reproduction. La femelle accroche et déroule sur des plantes ou des branches un ruban
contenant 100 000 à 200 000 ovules par kg de poisson réunis par un mucus. Plusieurs mâles
viennent alors les féconder. Quinze jours d’incubation sont nécessaires pour une température
de l’eau comprise entre 10 et 18°C pour l’éclosion. Les larves munies de leurs poches
vitellines sont d’une taille de 5 mm environ. La phase critique correspond au gonflement de la
vessie natatoire.











